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L’heure de la Transition Agricole et Alimentaire a sonne. Reveillons-nous!

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9 février, 2018

La Fondation Assemblée des Citoyens et Citoyennes de la Méditerranée (FACM) invite ses membres à travailler pour la Transition Agricole et Alimentaire durable et à le faire savoir dans les forums nationaux et internationaux.

DECLARATION INTEGRALE EN PDF

Pour adhérer à cette déclaration écrire à >   secretariat@fundacionacm.org

Fondation ACM résumé 2017

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Les projets de la Fondation ACM pour l’année 2019

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L´année 2019 arrive pleine de projets pleins d´espoir:

«Les assises de la jeunesse » est un de nos projets prioritaires à la Fondation ACM avec une grande rencontre qui abordera les défis et les objectifs de la jeunesse dans la región.

Sur le point de commencer la première édition du Master universitaire international : Droits de l’Homme en Méditerranée. La Fondation ACM est membre du Conseil Social de l’EMUI et les deux organismes ont signé un Accord de collaboration. Il s’agit d’un Master en ligne offert conjointement par les institutions qui font partie du Conseil Académique de l’EMUI : Universidad Complutense de Madrid (España); Università del Salento (Lecce, Italia); Università di Foggia (Italia); Hebrew University of Jerusalem; Cairo University (Egipto); Université Mohammed V de Rabat (Marruecos); Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès (Marruecos); Università di Firenze (Italia), Humboldt Universität (Berlín, Alemania); Université d’Oran 2 Mohamed Ben Ahmed (Algerie) y Universitè de Sousse (Tunisie).

Dans notre ligne d’action pour promouvoir la solidarité et l’ humanité avec les personnes en exile, la Fondation ACM mettra en marche le premier guide d´inclusion élaboré par des personnes réfugiés. Ce manuel deviendra un référent pour les administrations et institutions publiques. C’est un projet qui compte avec la financiation du Ministère des Affaires Etrangères d´Espagne.

Le patrimoine culturel et architectural en Méditerranée est un autre des grands projets que nous aborderons en collaboration avec l`association Peripli de Naples et  avec plusieurs de nos cercles ACM. Un défi pour mettre en valeur le grand héritage culturel que nous partageons avec tous les peuples de la Méditerranée.

La transition agroalimentaire dans notre région est une Iniciative pilotée par la Fondation ACM depuis plusieurs années  et à laquelle se sont joints plus de 60 organisations internationales. Cette année nous allons continuer à consacrer nos efforts à faire de notre mer un espace plus soutenable. De la même façon, nous continuerons à développer la deuxième partie du projet SAT « Outils de Transition vers des systèmes agroalimentaires territorialisés »  que nous sommes en train de réaliser avec la ONG CERAI, Resolis et Mensa Civica, et qui compte avec le patrimoine de la Fondation Daniel et Ninna Carasco.

Après l`anthologie trilingue du grec Kavalis, du poète andalousi Ibn Khafaia et de la monographie sur le réveil culturel présentée à la société valencienne par la festival Mostra Viva del Mediterrani, cette année nous offre en plus de merveilleuses nouveautés d´éditions dans les quelles la Fondation ACM travaille activement.
On va renfoncer notre ligne de matériels en Arab, un travail que nous avons commencé dans le 2018 et que nous allons continuer avec la traduction des textes de la FACM.

Une année pleine de projets enthousiastes grâce auxquels notre réseau de cercles  continuera de grandir avec de nouvelles intégrations comme celle de Sarajevo, Tripoli ou Piron en Slovénie.

Analyse sur les migrations et les réfugiés à la télévision publique A Punt

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L’émission “La question” de la télévision publique À Punt analyse la situation des migrations et des refuges. Du point de vue des personnes qui veulent bouger librement parce qu’elles fuient la pauvreté, la guerre, la répression, les violations. “La question” concerne la réponse à un défi humanitaire au coeur de l’Europe. Analysez la dureté de certaines politiques et examinez d’autres réactions de propagande sans perdre de vue l’augmentation des populismes avec l’intervention de Sami Naïr, Javier de Lucas, Lola Bañon ou Nicolás Castellanos. Voir l’émission complète

Décembre Newsletter

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Lire plus : 

Vicent Garcés: ” Les DD.HH. sont une urgence formative aux moments où les droits, les libertés et la paix semblent s´éloigner”

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Turin, Sommet CESE EUROMED 17 et 18 décembre 2018

Investir en capital humain est essentiel pour le développement durable, mais aussi pour garantir la stabilité et la sécurité dans la région euro-méditerranéenne.

La Fondation ACM assiste à Turin au Sommet du Conseil Européen Economique et Social Euromed dans lequel se sont donnés rendez- vous des représentants de la société civil des pays du bassin euro-méditerranéen pour aborder la situation de l´éducation et de la formation dans la région, ainsi qu´étudier les possibilités  de développement de politiques qui stimulent l´économie sociale et l´entreprise. Si les défis que chaque pays affronte sont différents, le consensus général  est qu´investir en capital humain est essentiel pour le développement durable, mais aussi pour garantir la stabilité et la sécurité dans la région.

Selon le CESE, les données signalent des emplois de faibles revenus, aggravés par la brèche de genre, alors que l`accès des jeunes au marché du travail est très compliqué et précaire et a augmenté  en raison du  nombre de personnes qui n´ont pas accès à l`éducation, à l´emploi ou à  la  formation (NEET) acheminant un grand nombre de la population vers une exclusion sociale. « Le secteur de l`éducation et de la formation est définitivement appelé à remplir le rôle  de doter  les personnes des capacités adéquats », signale- t-on.

Le président de la Fondation ACM, Vicent Garcés a présenté dans ce sommet de haut niveau le projet éducatif Master International Universitaire : Droits de l’Homme en Méditerranée  que la Fondation ACM développe en collaboration avec l`Institut Universitaire Euro-méditerranéen EMUI.

« NOUS PROPOSONS QUE LES CICLES FORMATIFS DANS LA RÉGION EURO-MÉDITERRANÉENNE INCORPORENT LES DROITS HUMAINS COMME MATIÈRE TRONCALE ET TRANSVERSALE. C´EST UNE URGENCE FORMATIVE DANS UN TEMPS OÙ  LES DROITS, LES LIBERTÉS ET LA PAIX SEMBLENT S´ÉLOIGNER » INDIQUA  MONSIEUR GARCÉS AUX ASSISTANTS.

A ce sujet, le président du Comité Economique et Social Européen (CESE) Monsieur Luca Jahier signala que «  C´est justement en ce moment que notre participation comme organisations de la société civile est fondamentale  pour encourager le dialogue, créer des liens et améliorer le futur des citoyens dans nos sociétés » De la même façon  Monsieur Cesare Onestini, Directeur de la Fondation Européenne de Formation (ETF), signala que «  Les conditions clés du succès dans le développement du capital humain sont la qualité, la continuité et la régularité de la consultation sociale entre les autorités gouvernementales et les interlocuteurs sociaux ».

Le Sommet Euro-méditerranéen des Conseils Economiques et Sociaux et des Institutions Similaires ont comme objectif promouvoir une meilleure compréhension des principaux problèmes qui touchent la société civile organisée dans la région de Euromed et débattre  les défis communs qu´elle affronte. Cette année, l`événement a été Co-organisé par le Comité Economique et Social Européen (CESE) et la Fondation Européenne de Formation (ETF).

LA FONDATION ACM IMPULSE À BEIRUT LA SOLIDARITÉ ET L’HUMANITÉ AVEC LES PERSONNES RÉFUGIÉES

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4ÈME CONFÉRENCE INTERNATIONALE DU MOUVEMENT EURO-MEDITERRANÉEN DE SOIDARITÉ AVEC LES PERSONNES EN ÉXILE.

Le mouvement Euro-méditerranéen de solidarité avec les personnes en exile continue de s’agrandir. Dans le cadre de la campagne de diffusion et d´accroissement de cette grande Iniciative que les organisations Amel Association Internationale SamuSocial International  sont en train de mener à bien, le 6 et 7 décembre se sont réunies au Liban une centaine d´organisations et des représentants de la société civile  pour exiger que la solidarité avec les personnes réfugiées cesse d´être  criminalisée. Lors de la Conférence de Bierut, qui, après celle de Paris, d´Athènes et de Rome  a consolidé le mouvement euro-méditerranéen de solidarité, la Fondation ACM a été représentée par des membres de ses cercles ACM de Palestine, Bierut, Tessalit, Chipre et Rome.

Les participants de ces rencontres ont visité les emplacements de réfugiés  syriens de Sarada dans le sud du Liban ainsi que les camps palestiniens de Sabra et de Chatila et de Haret Hreik, au   sud de Bierut. Lors de cette visite, la délégation, accompagnée par le Dr Kamel Mohanna et par le Dr Xavier Emmanuelli, a pu connaitre le travail réalisé par les équipes de l’Unité Mobile Médicale et de Protection qu’Amel et SSI dirigent et dont les principaux bénéficiaires sont  des enfants et des jeunes sans foyer.

Au cours de la 4éme Conférence Internationale ayant pour titre  «  En finir avec l’exclusion des plus vulnérables : Solidarité, Humanité et Dignité avec les personnes en exile » ont assisté  plus d´une centaine d´experts, d´académiciens, d´institutions, de chercheurs et de représentants de la société civile.

«Le problème de la solidarité est un thème clé, aux moments où elle est délibérément criminalisée. La FACM, comme réseau citoyen présente grâce à la présence de ses Cercles dans pratiquement dans tous les pays de la méditerranée, facilite la collaboration des différents acteurs sociaux dans la mobilisation solidaire de la citoyenneté. Pour cela la FACM collabore avec ce Mouvement de Solidarité Euro-Méditerranéen  avec les personnes en exile » Signale Nikolasos Poutsiakas, membre du Conseil Consultatif de la Fondation ACM et Conseiller régional de Tasalia/Grèce. Ont participé aussi à cette rencontre de Bierut le journaliste Mattia Caimpicacigli, membre du cercle ACM de Rome et activiste pour les Droits Humains ; Doxia Mina, activiste et membre du cercle ACM de Palestine.  Les membres du Cercle ACM de Bierut, qui agirent comme amphitryon, offrirent  aux participants l`opportunité de connaitre des initiatives solidaires avec les réfugiés telles que le fonctionnement de centres sociaux et médicaux, d´institutions éducatives et de protection. En conclusion, les témoignages des participants et les visites sur le terrain ont servis à  unifier des attitudes et à  fortifier la solidarité, l´humanité et l´exigence du respect de la dignité des personnes en situation d´exile dans la région euro-méditerranéenne.

El dr. Kamel Mohana, presidente de Amel Asociación Internacional recibe a los miembros de los círculos ACM. En la fotografía, el diplomático Hassan Balawi, miembro del círculo de Palestina y Doxia Mina, activista y miembro del círculo de Chipre, junto con Virginie Lefevre, codirectora de programas en Amel y miembro del círculo ACM de Beirut.
Los miembros de los círculos ACM durante su visita a Líbano. De izquierda a derecha: Virginie Lafèvre y Kamel Mohana en representación de Amel junto con Hassan Balawi, círculo ACM Palestina, Nikolaos Poutsiakas, Círculo de Tesalía, Mattia Ciampicacigliiagli, del círculo de Roma y Doxia Mina, de Chipre.
Visita a los campos de Sabra y Chatila.
Grupo de jóvenes ofrecen un espectáculo de música a la delegación internacional en Beirut.

 

La Fondation ACM présente à Tunis son Déclaration pour la transition agroalimentaire en Méditerranée

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La Fondation ACM participe au Séminaire « La Sécurité Alimentaire & l’Ordre Public Sanitaire En Méditerranée » organisé par le CEMI Centre des Etudes Méditerranéennes et Internationales Tunisie et Konrad-Adenauer-Stiftung Tunis. Le président de la FACM, Vicent Garcés presente la “Déclaration pour la transition agroalimentaire à la Méditerrannée” que favorise la Fondation ACM conjointement avec l´organisation française Resolis et à laquelle se sont joint plus de 60 organisations internationales. Lire plus sur la Déclaration. 

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La notion de sécurité alimentaire revêt une double dimension, quantitative qui se reflète par une nourriture suffisante et qualitative par une nourriture saine. Voir le programme complet. 

Réfléchir à encadrer la sécurité alimentaire par des textes spécifiques parait important, de même que mettre l’accent sur les instruments juridiques existants dans certains pays, afin de diagnostiquer les restrictions à la liberté de production ou de de commercialisation de certains produits ou aliments chaque fois que la vie ou la santé des personnes est mise en cause ou en péril.

Les ressources alimentaires dans la phase naturelle ou de production sont de plus en plus fragilisées, engagent  nécessairement une préservation, car c’est une question d’ordre stratégique qui doit être mise en valeur par des instruments juridiques selon une politique bien déterminée, afin de véhiculer un impératif qui est celui de la sécurité alimentaire dans un ordre public soutenu par des mesures impératives que l’Etat doit mettre en œuvre.

La seule finalité qui vaille d’être défendue pour elle-même est celle de la sécurité alimentaire garantie pour chaque personne, la question  est de détecter la situation actuelle, la stratégie d’y veiller et comment le droit peut y contribuer ?

A cette fin, le symposium SUD. SEC. MED, dans sa septième édition,  après s’être intéressé aux problématiques de la sécurité en Méditerranée en eau , en énergie et autres se focalise cette année sur « La Sécurité Alimentaire & l’Ordre Public Sanitaire En Méditerranée » vue l’imbrication évidente entre les options stratégiques et les différents problèmes majeurs que connait cette thématique, face à la défaillance des politiques dans certains cas d’espèces et face à certains problèmes tels que : l’utilisation excessive des pesticides, la manipulation agro-alimentaire ou l’insécurité de certains produits qui touchent à la santé du citoyen, quelles solutions peuvent préconiser les instances concernées par le contrôle au sein des pays de la Méditerranée ?

Une panoplie de questions auxquelles tentera de répondre un groupe d’experts nationaux et internationaux durant ce Symposium.

Conférence internationale : mettre fin à l’exclusion des plus vulnérables

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MOUVEMENT DE SOLIDARITÉ AVEC LES PERSONNES EN EXILE

Le mouvement  Euro-méditerranéen de solidarité avec les personnes en exile est chaque fois plus grand. Dans le cadre de la campagne de diffusion et d’accroissement de cette grande initiative, que l`organisation Amel Internationale conjointement avec la Fondation ACM est en train de mener à bien , les prochains jours 6,7 et 8 décembre une centaine d`organisations et de représentants du secteur civil, se réuniront au Liban, pour exiger que l’ on finisse de criminaliser la solidarité avec les personnes réfugiées. Des membres de nos cercles ACM de Palestine, de Bierut, de Tesalia et de Rome prendront part à cette rencontre.

Amel Association International (Amel – www.amel.org) et le Samusocial International (SSI – www.samu-social-international.com) organisent une visite terrain et une conférence intitulées « Mettre fin à l’exclusion des plus vulnérables : Solidarité, Humanité et Dignité avec les personnes en situation d’exil ». Ces événements rassembleront plus de 100 acteurs euro-méditerranéens incluant institutionnels, chercheurs et représentants de la société civile. Ils sont mis en place avec la contribution de la Fondation Assemblée des Citoyens et Citoyennes de la Méditerranée (www.fundacionacm.org), d’Amel France, d’Un Ponte Per, du et Fonds Xavier Emmanuelli. La Fondation ACM sera représentée par les cercles ACM de Palestine, Beyrouth, Thessalie, Chypre et Rome.

La visite terrain sera organisée le jeudi 6 décembre 2018, au Sud Liban, à Sabra et Chatila ainsi qu’à Beyrouth. Elle permettra aux participants de découvrir des initiatives de solidarité avec les personnes en situation d’exil incluant des centres médico-sociaux et des unités mobiles médicale, éducative et de protection.

La conférence aura lieu le vendredi 7 décembre 2018, à l’Institut Français du Liban, à Beyrouth. Le programme est disponible en ligne

Les discussions, pendant la conférence, seront liées aux thématiques qui émergeront lors de la visite et notamment : les personnes en situations de rue, la précarisation de l’accès aux conditions d’accueil, l’exclusion sociale, le cadre de protection ainsi que les personnes en situations de grande vulnérabilité ou à vulnérabilités spécifiques.

Les deux événements permettront d’aborder, avec un large panel d’acteurs, les cadres et les actions permettant, d’une part, de contribuer à mettre fin à l’exclusion pour toutes les personnes vulnérables et, d’autre part, d’utiliser ces témoignages afin de renforcer la solidarité, l’humanité et la dignité avec les personnes en situation d’exil, dans la région euro-méditerranéenne.

Cette conférence et cette visite terrain font suite à trois séminaires, organisés par Amel et le SSI, à Paris, Athènes et Rome, en 2017 et 2018. Ces deux évènements s’inscrivent dans le cadre du Mouvement Euro-Méditerranéen de solidarité avec les personnes en situation d’exil, lancé à Rome en juin 2018, par Amel Association International et le Samusocial International.

 

Lola Bañon: “La visibilité citoyenne est essentielle pour construire des démocraties fortes à la Méditerranée”

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Femmes et la Méditerranée  | Casa Mediterráneo
Cette année, Casa Mediterráneo a inauguré son cycle sur la femme  à la Méditerrannée avec une conférence de la directrice de la Fondation ACM, la journaliste Lola Bañon.

Entrevue avec Lola Bañon: “La visibilité citoyenne est essentielle pour construire des démocraties fortes à la Méditerranée” Via Revista Casa Mediterráneo

La periodista y analista internacional Lola Bañón, distinguida por su firme defensa de los derechos humanos, dirige desde el 1 de septiembre de 2017 la Fundación Asamblea de Ciudadanos y Ciudadanas del Mediterráneo (FACM), una organización no gubernamental que trabaja por el reforzamiento y la visibilización de la sociedad civil de ambas orillas del Mare Nostrum para construir democracias sólidas, ante los graves problemas existentes en la región y su flagrante exclusión de la agenda europea.

Lola Bañón será la encargada de inaugurar el nuevo ciclo temático de Casa Mediterráneo, “Mujeres y el Mediterráneo”, consistente en una serie de conferencias a cargo de destacadas figuras femeninas que analizarán la situación de la mujer en los países de la cuenca mediterránea con la mirada puesta en el fomento de la igualdad. La primera sesión se celebrará el viernes 30 de noviembre, a las 19:30 horas en la sede de la institución diplomática (antigua Estación de Benalúa).

Bañón es licenciada en Periodismo por la Universidad Autónoma de Barcelona y doctora en Comunicación con una tesis sobre Arabia Saudita y la imagen del Islam radical. En la actualidad compagina su trabajo en la fundación con la docencia, como profesora de periodismo televisivo en la Universidad de Valencia. También es profesora visitante de la Universidad de Bedfordshire (Inglaterra), en su Master de Relaciones Internacionales.

Sus primeros pasos como periodista los dio en Radio Popular de Valencia, pero la mayor parte de su trayectoria ha transcurrido en la televisión valenciana, donde trabajó a lo largo de 25 años hasta su cierre. Durante dos décadas se ha dedicado a la información internacional y actualmente colabora con los medios digitales eldiario.es e infolibre.es. Es autora del libro ‘Palestinos’, publicado por Planeta, y se encuentra preparando otro volumen sobre Arabia Saudita Saudita que verá la luz la próxima primavera.

Analista especializada en Oriente Próximo y el Mediterráneo, gran conocedora del mundo árabe y el Islam político, Lola Bañón ha visto reconocido su compromiso con las causas humanitarias con el Premio de Defensa de los Derechos Humanos de Amnistía Internacional 2017 por su labor como periodista en diversas zonas de conflicto y más concretamente en los territorios palestinos. Un trabajo que ha vuelto a obtener reconocimiento con el Palestine International Award for Excellence, que recibió el mes pasado en Ramala.

¿Qué es la Fundación Asamblea de Ciudadanos y Ciudadanas del Mediterráneo (FACM), qué países están representados y qué función desempeña?

La fundación es una organización no gubernamental que pretende crear una red de la sociedad civil que vincule a todos los ciudadanos y las ciudadanas del Mediterráneo. Como entidad jurídica la fundación existe desde el año 2016, pero este movimiento empezó hace diez años tejiendo complicidades entre las dos orillas. Pretendemos establecer una vinculación entre representantes de los 22 países del Mediterráneo, excepto Libia por sus circunstancias particulares.

¿Por qué nos interesa el trabajo de reforzamiento de la ciudadanía? Porque lo que queremos es visibilizar la importancia de la condición ciudadana para construir democracias sólidas en el Mediterráneo. La identidad de los mediterráneos es la diversidad, pero la realidad de la ciudadanía mediterránea es la desigualdad. Existe una grandísima diferencia entre la orilla norte y la orilla sur y nuestra perspectiva es la de tejer relaciones entre ambas riberas, porque además se da una circunstancia: las políticas europeas no han pensado nunca ni en los ciudadanos del sur de Europa, ni en los del sur del Mediterráneo. En el fondo lo que persigue la fundación es construir, con el reforzamiento de la ciudadanía, es decir, la condición política de personas con derechos y obligaciones, una reivindicación de las libertades y el ideal de un mundo más igualitario, de complicidades y de construcción colectiva. Un mundo igual para todos, que respete la diversidad y que piense también en los sectores más desfavorecidos.

De hecho, en los círculos hay gente de todas las nacionalidades y las religiones del Mediterráneo y, algo primordial para nosotros, tenemos en cuenta la paridad para la construcción de nuestros órganos directivos y en la representación de todas las iniciativas que emprendemos. La perspectiva de género es muy importante y se vincula con lo que vamos a hacer en Casa Mediterráneo, así como con la política de esta institución que es, de manera muy ostensible últimamente, la presencia de la paridad en sus secciones.

Como analista especializada en el mundo árabe y el Islam político, a raíz de las primaveras árabes, ¿los derechos de las mujeres han experimentado alguna mejora o, al contrario, han retrocedido?

Yo haría una primera lectura de las Primaveras Árabes, que etiqueta de manera muy rápida la situación con la palabra “fracaso”. El intento revolucionario en el Mediterráneo se ha saldado de manera no muy exitosa en un primer análisis. Únicamente Túnez está teniendo un balance mínimamente equilibrado. Pero también es verdad que a larga distancia se ha producido, con la excepción dolorosísima de la guerra de Siria y de Libia, una reorganización que en primera instancia ha dado como resultado la victoria del Islam Político, pero también esto ha ayudado a que incluso las formaciones islamistas entren en periodos de reflexión y de análisis interno. Eso ha provocado que muchos partidos islamistas también se posicionen en situaciones más prácticas. Por ejemplo, la alcaldesa de Túnez es de Ennahda, una mujer islamista con la que mantuve una reunión hace menos de un mes en Barcelona, y tiene una perspectiva mucho más abierta que muchas formaciones políticas europeas tradicionales.

Si bien es cierto que en el análisis a corta distancia el saldo de las revoluciones árabes no es bueno -ha crecido la inestabilidad y la situación política y económica han empeorado- también es verdad que a larga distancia se han reorganizado otras cosas. El pueblo ha tomado consciencia de alguna posibilidad de visibilizar su voz. En este ámbito puedo hablar directamente de las mujeres. Sin querer exagerar su importancia, en países como Túnez los cambios políticos han sido posibles gracias a los movimientos de mujeres, pero organizados, algo que resulta fundamental, porque la voz individual de la mujer tiene muchísimas dificultades para alcanzar poder o visibilización.

En el debate sobre la reforma de la Constitución en Túnez si no se extirpó la palabra “igualdad” del texto fue porque las mujeres tunecinas organizadas dentro de muchos movimientos de la sociedad civil consiguieron que los islamistas no eliminaran el término. La propuesta islamista de Ennahda era poner “complementariedad”, es decir, que la mujer fuera complementaria del hombre, pero fue la lucha en la calle de miles de mujeres tunecinas que a lo largo de los últimos años se habían organizado de manera muy exitosa y no exenta de dificultades la que consiguió que no se eliminara ese término de la Constitución.

También en los últimos años en Marruecos el estatus de la mujer, no vinculado directamente a las revoluciones árabes, ha experimentado avances importantes y poco a poco eso ha provocado cambios en la condición de las mujeres en determinados países. En la orilla norte, de la que se habla poco, donde nos encontramos nosotros, en España, Italia y Grecia, aunque la legislación es netamente más ventajosa, no podemos olvidar otros asuntos más allá de la ley, como la crisis económica. Ésta ha expulsado a la pobreza a miles de mujeres, las ha privado de formación y las ha dejado sin tratamientos médicos. Cuando uno está en privación económica, el sistema de derechos cae. Ésta es una de las cuestiones importantes que nos sitúa en la necesidad de buscar una nueva perspectiva de vida. De ahí que yo siempre diga que es crucial defender la perspectiva mediterránea más allá de la europea, porque supone la creación de un nuevo eje de mirada política, no en un sentido partidista, sino de construcción del mundo.

Otro asunto fundamental en el Mediterráneo es el tránsito de caminos energéticos. Por aquí pasan gas, petróleo,… lo que nos sitúa en un territorio de peligro y conflicto. De hecho, la guerra siria es una muestra de ello; no es un enfrentamiento civil, sino un conflicto en el que todo el mundo está intentando averiguar qué parte de porción en el negocio del tránsito de la energía se lleva. De ahí la intervención extranjera. Por eso, en este terreno complicado en el que nos hallamos la voz y la representación de la mujer resulta muy importante, no sólo porque constituye más de la mitad de la población mediterránea, sino porque además por su tradición de lucha contra su propio entorno familiar y político y su invisibilidad es capaz de tener más facilidad para la generación de propuestas alternativas a las ya conocidas. Ésta es mi opinión, de diagnóstico complicado, ya que estamos en un momento difícil, pero en el Mediterráneo disponemos de un capital humano impresionante, especialmente en las mujeres y en los jóvenes, y aunque esa circunstancia pueda parecer un problema tenemos que traducirla en una fortaleza.

Lola Bañón: “La visibilización ciudadana es fundamental para construir democracias sólidas en el Mediterráneo” en DESTACADOS MUJER
Lola Bañón con niños sirios refugiados en Líbano

En los últimos años, el Mediterráneo se ha convertido en un cementerio de personas en su huida de la guerra, la represión y el hambre. La respuesta de la Unión Europea a este fenómeno ha sido el control de fronteras y la contención de 3,5 millones de refugiados sirios en Turquía. ¿Qué políticas debería poner en marcha la UE para dar una solución real a estos seres humanos?

He estado hace tres semanas en la frontera siria, en territorio libanés, con los refugiados. Líbano es un país de 4 millones de personas que ha albergado a un millón y medio de refugiados y solamente con ver la situación humana en la que están esas personas uno inmediatamente hace el retrato de lo que nunca debió ocurrir. Europa ha experimentado su primera gran quiebra importante con el incumplimiento de la legalidad internacional en el tratamiento de los refugiados, con lo cual ha sufrido una pérdida de moralidad y de valores que ya nos está pasando factura. El acuerdo que ha alcanzado la Unión Europea con Turquía dándole dinero para que se haga cargo de los refugiados es un pacto comercial en el cual se ha traficado con seres humanos. Esto, que se ha hecho desde instancias europeas, además de un incumplimiento de la ley, es una vergüenza moral.

Dicho esto, más allá de aplicar la ley es necesario diseñar políticas migratorias. Hasta ahora, Europa se está gastando muchísimo dinero en las políticas de contención, que no pueden ser nunca las únicas medidas, porque la realidad es que la gente que huye de la guerra huye de la muerte. No se puede parar a quien escapa de un conflicto bélico. Primero hay que analizar las causas y evitar que se produzcan las guerras. Puede parecer un argumento muy simple, pero detrás de la guerra de Siria hay muchísimos intereses y se podría haber evitado, del mismo modo que la de Libia. Lo que es inconcebible es que haya intervención extranjera en los conflictos y luego decirle a la gente que no salga y que le caigan las bombas encima. Eso ninguna mente humana lo puede entender.

En cuanto a la inmigración, que constituye también una salida masiva, hay que analizar la situación de África y de algunos países de Asia para intentar entender que ningún emigrante y, sobre todo, ningún refugiado quiere salir de su casa. Es preciso evitar entonces que se marchen. ¿Cómo? Evitando las guerras y creando condiciones para que la gente pueda ganarse la vida sin tener que lanzarse al mar hacia una muerte segura. Algunas personas están intentado generar soluciones a ese nivel, pensando que África tiene que vivir un plan de aprovechamiento de recursos, de generación de formas de subsistencia… Todo esto debe estar vinculado con el Medio Ambiente y es la única solución que tiene Europa, que no puede seguir esquilmando los recursos naturales de África, dejándola sin posibilidades económicas y luego pretender que los africanos no salgan de allí.

Cuando hablas con personas de África te dicen: Nosotros no queremos emigrar, no queremos dejar a nuestras familias, pero sí queremos vivir. Entonces, pensemos con la cabeza. La política de contención pueden ser útil puntualmente, pero no va a solucionar nunca el problema. Supone un derramamiento de dinero, malgastado, encaminado solo a reprimir a la gente, pero a no resolver su vida. Para que en Europa tengamos seguridad, la población de la otra orilla tiene que poder vivir, pero en igualdad de derechos que nosotros. Quien no entienda esto se está apartando de la solución del problema.

Lo que ocurre es que también hay un negocio paralelo en la inmigración y esto tiene que entrar en el diagnóstico, así como los análisis serios, efectuados por fuerzas de seguridad, por militares y por agentes políticos, y que desafortunadamente no afloran. Cuando hay seguridad y estabilidad, la gente no se mueve de sus países. Y cuando se produzca esa situación entonces sí se podrá abordar un estudio de movilidad, que también es un tema muy importante en el Mediterráneo. Nosotros podemos viajar a Marruecos libremente, pero los marroquíes no pueden hacerlo del mismo modo, necesitan un visado. Hay que acometer un gran plan estratégico, humano, que sea además serio. Estos discursos de puertas abiertas de manera absoluta son irreales también. Todo se tiene que abordar con un proyecto encaminado, sobre todo, a evitar que la gente se tenga que lanzar al mar a morir. Cuando las personas adoptan esta decisión es porque están muy muy desesperadas.

Como conocedora del conflicto palestino, ¿qué opina de la actual política del Presidente Trump dirigida a trasladar a Jerusalén la Embajada de EE.UU.? ¿Esta provocación está agravando las tensiones existentes en la zona?

Jerusalén es una ciudad simbólica, no sólo para los palestinos, sino para todo el mundo musulmán. Es la tercera ciudad sagrada para el Islam, después de Meca y Medina. Primero, la decisión de Donald Trump de trasladar la capitalidad a Jerusalén incumple la legalidad internacional, que no reconoce a esta ciudad como capital de Israel. Su estatus debe ser debatido a posteriori. Desde ese punto de vista se puede entender como una provocación en apariencia, pero detrás hay un plan encaminado a conectar con el diseñado por Israel de proseguir su ocupación de los territorios palestinos. Es un error inmenso, que traerá más violencia y más dificultades para organizar un proyecto serio de paz. En todo caso, la política norteamericana de los últimos años, inclinada totalmente a favor de Israel, sólo ha conseguido agravar la situación en la zona, pero no únicamente la de los palestinos, que sufren la ocupación desde hace 60 años, viviendo en un régimen donde tienen menos derechos que los israelíes.

Justamente hace unos días estuve hablando con unos académicos israelíes con este tema sobre la mesa: Israel tiene que debatir hacia dónde quiere ir. Es un país en recesión demográfica, mientras que los Estados árabes de alrededor tienen una demografía muy alta. Ahora los israelíes son seis millones, pero dentro de 20 años los palestinos van a ser muy superiores en número. Es necesario acabar con la ocupación, que israelíes y palestinos tengan igualdad de derechos y obligaciones, que se organice un proceso de paz responsable, auspiciado por la comunidad internacional y que Estados Unidos revise sus prioridades en la zona. Es preciso que EE.UU. sea un agente de paz, ya que no se puede prescindir de la primera potencia del mundo, que tiene mucho que decir en la zona. La guerra siria es un ejemplo de su hegemonía. Es necesario, también por el interés de Israel, que se revisen esas cuestiones.

Y desde luego, Jerusalén no puede ser la capital del Estado, porque el estatus de la ciudad tiene que ser expuesto en la comunidad internacional. Para mí, se trata de una acción del gobierno de Trump totalmente gratuita y provocadora de muchísimas tensiones.

En 2017 obtuvo el Premio de Defensa de los Derechos Humanos de Amnistía Internacional, ¿qué significó para usted este reconocimiento?

Hace justo un año que recibí el premio y en primer lugar quisiera dar mi agradecimiento a Amnistía Internacional por ese reconocimiento. Siempre fue un placer y un honor colaborar con ellos cuando me llamaban para participar en alguna de sus campañas. Es una organización ejemplo de la sociedad civil, de la que hemos hecho mención en esta conversación. En toda base de un buen trabajo político está la reivindicación de los derechos humanos para todos, de forma igual, sin diferencia alguna, y el trabajo que ha hecho Amnistía a lo largo de tantos años es encomiable. Por eso para mí este premio fue un regalo y además un compromiso para seguir apoyando a toda la gente de la organización que de forma desinteresada lucha por la paz y los derechos humanos en todo el mundo, pagando en algunos casos un precio muy caro, como el responsable de Amnistía Internacional en Turquía que se encuentra en prisión.

Y de alguna forma, este reconocimiento ha sido la antesala de otro galardón que me han concedido hace unos días, el Premio Internacional Palestina que también me ha resultado muy emocional, primero porque me lo han entregado en Ramala y segundo porque está basado en la defensa de los derechos humanos. Yo no concibo el periodismo si no es una acción basada en la defensa de los derechos humanos. Por eso, no encuentro discontinuidad entre mi pasado como periodista y persona que actualmente trabaja por la ciudadanía, porque al fin y al cabo he sido siempre lo mismo.

Novembre de projets à la Fondation ACM

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Lire le n23 | Novembre 2018