Le Conseil Consultatif de la FACM met en garde contre l’essor des néofascismes en Europe

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Le Conseil Consultatif   de la Fondation ACM lance un appel aux institutions publiques démocratiques, nationales et internationales afin de reconnaitre et prévenir la menace des totalitarismes, de la xénophobie et du racisme.

La Fondation Assemblée des Citoyens de la Méditerranée (FACM) a réuni ce vendredi 14 et  et le samedi 15 du septembre à València, son Conseil Consultatif composé d’expert venant de Syrie, d’Israël,  de Palestine, de Grèce, de Turquie, du Maroc, d´Algérie, d´Albanie, de France d´Italie et d´Espagne afin d´effectuer un diagnostic de la situation dans les pays de la région, au cours duquel il a été souligné plus particulièrement les problèmes relatifs aux libertés et aux droits humains.

Les analystes ont mis en évidence  que le continent européens est en train d’expérimenter une période de régression vers les systèmes totalitaires, lesquels ne trouvent pas, en ce moment une opposition suffisante dans les politiques communautaires.

«  La crise migratoire marque l’agenda européen et alimente les totalitarismes. Le fascisme a une opposition uniquement interne. Les partis d’extrême droite, qui s`opposent à la politique communautaire de l’Union Européenne car les frontières ouvertes ne font pas partie de leur agenda, ne trouvent pas d’opposition ferme de la part de l’Union. Même la Turquie avec trois millions et demi de réfugiés, qui a eu jusqu’à présent une politique de postes ouvertes, est en train de construire un mur à la  frontière avec la Syrie, avec approvisionnement d’aide humanitaire terrestre à la population, face à l’évidente prolongation du conflit » comme l’indique l’experte en relations internationales de l’université ISTINYE (Istanbul), Aylin Ünver Noi.

Parmi les assistants, se trouve l’écrivain  Michel Warschawski, président du Centre Alternatif d’ Information (Tel-Aviv) et un des exposants du pacifisme israéliens qui a signalé : «  face à cette évidente régression dans tout le territoire euro-méditerranéen, nous ne pouvons que réorienter la stratégie vers  la résistance citoyenne  fondée sur les valeurs du respect à la diversité.»

L’expert Franco-Syrien, Salam Kawaikibi, directeur du centre d’analyses Arab Center for Research and Policy Studies (Paris) a insisté sur le fait que la crise humanitaire en Idlib, le bastion rebelle où les derniers affrontements militaire en Syrie sont en train de se dérouler, a des conséquences d’effet direct.  «  L’Union Européenne n`a pas un rôle significatif dans le problème de la Syrie mais la situation la touche directement. Elle est en train de jouer un rôle « payer et ne rien faire ». Elle doit prendre position face à la Russie et intercéder pour éviter la catastrophe humanitaire qui s´abat sur Idlib si elle veut déjouer une nouvelle crise de réfugiés et sortir du simple rôle payant de l’aide humanitaire et de reconstruction. »

«  La situation sociopolitique et économique actuelle dans la zone a un dénominateur commun : la crise. Les affrontements de guerre en Méditerranée Orientale, la montée de l’extrême droite dans les pays occidentaux, le flux migratoire, la crise des réfugiés dans toute la région sont en train de générer un problème de coexistence dans la méditerranée et la transforme en un cimetière, bien plus qu’ en  une mer de paix » a signalé le président de la Fondation ACM et ex-eurodéputé, Vicent Garcés, et il a insisté  sur le fait que «  ces graves problèmes, il faut les prendre à l’origine au moyen de la coopération, le développement et la solidarité ».

La Fondation ACM favorise et défend en Méditerranée les valeurs démocratiques de liberté, de paix, de respect à la diversité et responsabilité de l’environnement.